Alfa Romeo 6 Underground, la Giulia la plus folle vue au cinéma

La réglementation européenne verrouille certains équipements de sécurité sur nos routes, mais laisse la porte ouverte aux circuits et aux plateaux de cinéma. Jamais Alfa Romeo n’a sorti de Giulia Quadrifoglio sérieusement transformée pour le grand public. Pourtant, une version radicale existe bel et bien, née pour les besoins d’un seul film, et restée, à jamais, inatteignable pour l’automobiliste lambda.

Quand l’Alfa Romeo Giulia Quadrifoglio vole la vedette dans 6 Underground : une présence qui électrise l’écran

L’image de la Giulia Quadrifoglio déboulant dans l’univers survolté de 6 Underground, orchestré par Michael Bay, marque durablement les esprits. Dès les premières secondes, le V6 biturbo fait sentir sa présence, la carrosserie Verde Montreal attire la lumière, et les ruelles de Florence deviennent le théâtre d’une véritable démonstration. Ici, difficile de parler de simple poursuite : avec Ryan Reynolds comme pilote de fortune, la berline italienne dynamite les codes et s’accorde un rôle principal, rivalisant sans complexe avec les mythes de celluloïd tels que la Dodge Charger de Bullitt ou la spectaculaire Aston Martin DB5 chère à l’espion britannique.

Ce n’est pas juste une belle mécanique posée dans un décor. La Giulia Quadrifoglio version 6 Underground est montée sur ressorts et filmée à cœur ouvert. Michael Bay en fait le centre de l’action : chaque ruelle, chaque virage pavé, chaque envolée de pneus Pirelli soulève la poussière et retient le souffle. Son agilité et ses appuis impressionnent, la rendant aussi marquante qu’une Pagani Zonda quand il est question de performances sur grand écran.

À travers ce film disponible sur Netflix, Alfa Romeo retrouve une place prépondérante dans l’imaginaire du public, surfant subtilement sur l’héritage des grandes compétitions. On ne s’étonne pas que ce clin d’œil aux années Mille Miglia et à la légendaire 6C 1500 SS ait fait renaître la fièvre sportive de la marque, comme pour rappeler que, malgré le temps, l’esprit Alfa ne s’essouffle jamais.

Trois hommes souriants près d

Ce qui rend la Giulia du film unique : secrets de préparation, performances et anecdotes de tournage

Côté technique, impossible de confondre la star du film avec une Giulia trop sage. Sous le capot, le V6 biturbo 2,9 L partagé avec Ferrari libère ses 510 chevaux sans retenue. Chaque accélération claque, le couple catapulte la berline, la réactivité ne laisse aucune place à l’hésitation. Pour l’exigence des cascades tournées dans Florence, la boîte ZF à huit rapports offre la rapidité nécessaire lors des changements de rythme.

Le choix du vert, baptisé Verde Montreal ou Vert Sublime, ne relève ni du simple caprice ni du hasard. Cette teinte est un hommage au passé sportif d’Alfa tout en transformant la voiture en véritable point focal dès qu’elle surgit à l’écran. Les équipes ont minutieusement sélectionné des pneus Pirelli capables d’endurer la brutalité des cascades ; à côté, châssis renforcé, dispositif de freinage musclé et arceaux spécifiquement installés témoignent du soin apporté à la sécurité des équipes et à la robustesse du véhicule.

Il a fallu organiser une flotte. Plusieurs exemplaires de la Giulia ont été préparés, chacun spécialisé : plans serrés, vitesses de pointe, cascades très engagées. Les outils modernes tels qu’Apple CarPlay et Android Auto ont servi d’atouts techniques, permettant aux équipes de suivre la télémétrie et d’effectuer des ajustements précis en plein tournage. On assiste là à l’alchimie rare où technologie de pointe et tradition mécanique s’embrassent, fidèle au caractère d’Alfa Romeo.

Après ce passage remarqué, difficile de reléguer la Giulia à un simple accessoire. Véritable incarnation du mariage entre cinéma spectaculaire et passion mécanique, elle s’impose aujourd’hui comme repère pour tous ceux qui aiment voir la frontière entre réalité et fiction s’estomper dans un rugissement de moteur.

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